
Née le 27 septembre 1990 au Chesnay dans les Yvelines, Gabrielle Siry-Houari est une haute fonctionnaire, économiste, essayiste et femme politique française. Conseillère de Paris depuis mars 2026, ancienne porte-parole du Parti socialiste, ancienne basketteuse de haut niveau, autrice de La République des hommes et compositrice à ses heures, elle incarne une génération politique inédite, aussi à l’aise dans les salles de conseil européennes que sur les plateaux de télévision. Sur sa vie sentimentale, elle ne communique pas publiquement : aucun mari ni compagnon n’est confirmé dans les sources disponibles. Portrait d’une femme de 35 ans dont le parcours parle plus fort que tout.
Origines bretonnes et familiales : Rennes, basket et militants CFDT
Gabrielle Siry-Houari grandit à Rennes, dans un quartier populaire, fille de parents fonctionnaires. Sa mère travaille à Pôle emploi, son père à la direction départementale de l’équipement. C’est auprès de ce dernier, militant syndical CFDT, qu’elle découvre la politique concrète encore adolescente, partant le soir coller des affiches à ses côtés.
Elle porte aussi les origines algérienne et espagnole de ses grands-parents maternels, qu’elle revendique ouvertement. Originaire du 18e arrondissement de Paris par adoption, elle dit avoir un regard différent sur la capitale grâce à ses racines bretonnes. “On est dans une période où il est important de savoir ce qu’est réellement la France”, répète-t-elle.
Sportive dès l’adolescence, elle pratique le basketball au niveau national depuis Rennes. Cette dimension athlétique forge une rigueur et un esprit d’équipe qu’elle transpose ensuite dans ses engagements politiques et professionnels.
Sciences Po, Banque de France, Union européenne : un parcours de haute fonctionnaire
Après des études à Sciences Po Rennes, enrichies de séjours à Brème en Allemagne et aux États-Unis, Gabrielle Siry-Houari réussit le concours de la Banque de France à sa sortie. Elle y travaille plusieurs années sur la finance durable et l’encadrement des rémunérations des grands dirigeants financiers à l’échelle européenne.
Elle est ensuite chargée d’enseignement en économie à l’Université Paris-Dauphine. En 2016-2017, elle rejoint le cabinet d’Axelle Lemaire, secrétaire d’État au numérique, comme conseillère aux affaires internationales et à l’innovation financière, chargée d’encourager la finance solidaire et le financement participatif.
En détachement auprès de l’Union européenne, elle publie un rapport sur les risques pour la stabilité financière du changement climatique. Elle y établit que 75 % des pertes potentielles liées aux événements climatiques extrêmes ne sont pas assurées, et planche sur les moyens d’amener le secteur financier à réduire ses investissements dans les énergies fossiles.
La plus jeune porte-parole du PS à 28 ans
Secrétaire nationale du PS à l’économie à seulement 25 ans, Gabrielle Siry-Houari devient à 28 ans la plus jeune porte-parole de l’histoire du Parti socialiste, après sa nomination par Olivier Faure. Membre du bureau national du parti, elle anime ensuite la campagne de Rémi Féraud pour la mairie de Paris, s’occupant notamment des relations presse.
En 2023, elle signe une tribune remarquée dans laquelle elle critique les réactions de Bruno Retailleau et Mathilde Panot après la mort de Nahel, les accusant de pratiquer une double assignation identitaire. Le texte, intitulé “Pour LR et LFI, quand on est issu de l’immigration, on ne semble jamais complètement français”, lui vaut des critiques des insoumis et de certains cadres socialistes, et des soutiens d’élus comme Michaël Delafosse, Lamia El Aaraje et Nicolas Mayer-Rossignol.
En septembre 2024, elle s’exprime publiquement en soutien à Gisèle P., victime des viols de Mazan, soulignant comment le procès illustre la réduction des femmes à des objets par le patriarcat.
Conseillère de Paris depuis mars 2026 : lutte contre les violences faites aux femmes
Élue conseillère de Paris le 22 mars 2026 sur la liste “Paris est à vous, avec Emmanuel Grégoire”, Gabrielle Siry-Houari est nommée conseillère déléguée chargée de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l’espace public, par arrêté du 24 avril 2026.
Elle exerce également en mairie du 18e arrondissement, où elle est adjointe au maire Éric Lejoindre. Elle suit de près la transformation de la Porte de la Chapelle, convaincue que l’urbanisme constitue, autant que le social, une partie de la solution aux inégalités de quartier. Ses combats prioritaires dans l’arrondissement : la lutte contre la précarité étudiante aggravée depuis le Covid et les politiques de solidarité.
La République des hommes : un essai féministe de référence
Son essai La République des hommes, publié aux éditions Bouquins en octobre 2021, dresse un état des lieux précis de l’élite politique et économique française, encore largement dominée par les hommes et socialement homogène. L’ouvrage s’appuie sur son double regard, celui d’une économiste formée en finance publique et celui d’une femme issue d’un quartier populaire de province.
Elle y défend l’abolition de la prostitution et combat la gestation pour autrui, qu’elle qualifie de “grand marché mondial de la location d’utérus” et d'”insupportable marchandisation des corps.” Elle précise toujours : “Il ne s’agit naturellement pas de stigmatiser les personnes qui y ont recours, mais de combattre un système.”
Vie privée : une discrétion absolument assumée
Gabrielle Siry-Houari ne communique pas publiquement sur sa vie sentimentale. Aucune interview, aucune publication sur ses réseaux sociaux, aucune source vérifiable ne confirme l’identité d’un mari ou d’un compagnon. Son nom double “Siry-Houari” est son propre patronyme, non celui d’un époux.
Cette discrétion tranche avec son exposition politique croissante. Présente régulièrement sur les plateaux de télévision depuis 2024, active sur les réseaux sociaux sur les questions féministes et économiques, elle trace une ligne nette entre engagement public et sphère privée.
Pianiste, polyglotte et amatrice de BD
Moins connue que ses engagements politiques, la dimension artistique de Gabrielle Siry-Houari est pourtant réelle. Elle compose et interprète ses chansons au piano, pratique musicale entretenue en parallèle d’une carrière professionnelle intense.
Polyglotte grâce à ses séjours à l’étranger, elle cite parmi ses influences littéraires Riad Sattouf, Guy Delisle et la poétesse Marceline Desbordes-Valmore. Elle aime particulièrement le quartier des Grandes Carrières dans le 18e arrondissement, entre la Place de Clichy et la rue Damrémont, là où elle a le plus vécu depuis son installation à Paris.
