
Laurence Trochu mentionne sur son site officiel être mariée et mère de six enfants. C’est tout ce qu’elle a jamais dit de sa vie de couple. Le nom, la profession et le parcours de son époux n’ont jamais été documentés par aucune source médiatique française. Née le 4 juillet 1973 à Nantes, professeure de philosophie de formation, eurodéputée depuis juillet 2024, ancienne présidente du Mouvement conservateur pendant six ans, elle incarne une ligne conservatrice fondée sur les valeurs de la famille traditionnelle tout en maintenant son mari entièrement hors du regard public.
Six enfants et aucun détail sur leur père
Laurence Trochu évoque ses six enfants comme un élément central de son identité publique, cohérent avec son engagement politique en faveur de la famille nombreuse et de la natalité. Elle ne publie aucune photo de ses enfants sur ses réseaux sociaux et ne livre aucun prénom, âge ou information personnelle les concernant. Sur son compte Instagram, elle se présente comme “Député français au Parlement européen” et concentre ses publications sur ses activités parlementaires et ses prises de position politiques.
Son époux n’est jamais mentionné dans ses interviews, dans ses biographies officielles ni dans ses déclarations patrimoniales. Cette discrétion est d’autant plus notable que ses engagements politiques sont fondés sur la défense de la famille traditionnelle comme modèle social.
De la philosophie à la politique, via Sens commun
Diplômée de l’Université Paris-Sorbonne, Laurence Trochu exerce comme professeure de philosophie avant de s’engager en politique. Elle rejoint Sens commun, mouvement créé en 2013 dans le sillage des manifestations contre le mariage pour tous, qui fusionne ensuite avec d’autres composantes pour former le Mouvement conservateur.
Elle soutient François Fillon lors de la primaire de la droite en 2016, devient l’une de ses porte-paroles et siège au Bureau politique des Républicains ainsi qu’à la Commission nationale d’investiture. En 2014, elle est élue conseillère municipale de Guyancourt. En 2015, elle remporte le canton de Montigny-le-Bretonneux aux départementales, devenant conseillère départementale des Yvelines, mandat qu’elle exerce jusqu’en 2021.
En avril 2018, elle est désignée présidente du Mouvement conservateur, succédant à Madeleine de Jessey. Elle y défend des positions constantes : opposition à la PMA pour les femmes seules et les couples de femmes, refus de la GPA, maintien de l’adoption réservée aux couples homme-femme. En 2021, elle est la seule élue départementale des Yvelines à refuser l’alliance entre Les Républicains locaux et La République En Marche.
Reconquête, puis Identité-Libertés
En décembre 2021, le Mouvement conservateur quitte Les Républicains pour rejoindre Reconquête d’Éric Zemmour. Le président des Républicains d’alors, Christian Jacob, met fin au partenariat et exclut les membres du Mouvement des structures LR. Laurence Trochu participe activement à la campagne présidentielle de 2022, qui se solde par un score décevant pour Zemmour. Elle se présente aux législatives de 2022 dans la 1ère circonscription des Yvelines, sans succès, puis à une élection partielle dans la 2e circonscription, également sans être élue.
En juin 2024, elle figure en bonne position sur la liste Reconquête aux élections européennes. Elle obtient 1 353 127 voix, soit 5,47 % des suffrages exprimés, et est élue eurodéputée le 16 juillet 2024. Elle siège au groupe Conservateurs et Réformistes européens. Marion Maréchal lui succède à la tête du Mouvement conservateur en octobre 2024. Le parti adopte alors le nom Identité-Libertés.
Au Parlement européen : environnement, santé et droits des femmes
Au Parlement européen, Laurence Trochu siège à la commission de l’environnement, du climat et de la sécurité alimentaire, à la commission de la santé publique et à la commission des droits des femmes et de l’égalité des genres. Elle a déposé des amendements sur le rapport du Semestre européen 2026, sur les inégalités salariales entre femmes et hommes dans l’Union européenne, et sur la résolution consacrée à la COP30 de Belém.
Sur son compte X, elle évoque un accident familial survenu neuf ans auparavant qui a bouleversé sa famille, dans le cadre d’un témoignage sur la souffrance, la fin de vie et la foi. Elle ne dit rien de plus. Son mari reste, en 2026, le seul angle entièrement absent de son discours public.
