Julie Wolkenstein : l’écrivaine et le professeur Wolkenstein, un couple discret de quatre enfants

Julie Wolkenstein, Écrivaine française

Julie Wolkenstein, romancière lauréate du prix des Deux Magots 2018 et professeur de littérature comparée, a été mariée à Pierre Wolkenstein, éminent dermatologue et doyen de la Faculté de Santé de l’Université Paris-Est Créteil. Le couple a eu quatre enfants. L’écrivaine de 58 ans, fille de l’académicien Bertrand Poirot-Delpech, cultive une discrétion absolue sur sa vie privée.

Pierre Wolkenstein, dermatologue de renom

Pierre Wolkenstein, né en 1963, est professeur de dermatologie et chef du service de Dermatologie à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, au sein de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris. Spécialiste reconnu des maladies rares de la peau, il dirige le Centre de référence des neurofibromatoses et exerce également à l’UPEC.

En janvier 2025, Pierre Wolkenstein a été élu doyen de la Faculté de Santé de l’Université Paris-Est Créteil, fonction qui témoigne de son rayonnement académique. Son service à Henri-Mondor est spécialisé dans la prise en charge des pathologies dermatologiques complexes, rares ou sévères, notamment les maladies inflammatoires, les dermatoses bulleuses et les cancers cutanés.

Un mariage discret, quatre enfants

Julie Wolkenstein et Pierre Wolkenstein ont été mariés et ont eu quatre enfants ensemble. L’écrivaine n’a jamais communiqué publiquement sur son mari ni sur sa vie familiale.

58 ans et une carrière littéraire saluée

Née le 2 juin 1968 à Paris sous le nom de Julie Poirot-Delpech, l’écrivaine a 58 ans. Elle est la fille de l’académicien Bertrand Poirot-Delpech et de Bénita Jordan. Par sa mère, elle est la petite-fille de l’industriel français Maurice Jordan.

Professeur de littérature comparée à l’Université de Caen, elle a consacré sa thèse de doctorat à Henry James.

Une œuvre littéraire reconnue

Julie Wolkenstein publie ses romans principalement chez P.O.L, maison d’édition exigeante dirigée pendant des décennies par Paul Otchakovsky-Laurens. En 1999, elle publie “Juliette ou la paresseuse”, son premier roman. Elle enchaîne avec “L’Heure anglaise” (2000), “Colloque sentimental” (2001) qui reçoit le prix Ève-Delacroix en 2002, puis “Happy end” (2004) et “L’Excuse” (2008).

En 2013, “Adèle et moi” marque un tournant dans son œuvre. Ce roman retrace la vie de son arrière-grand-mère Adèle Armand-Duval, qui a construit la maison familiale de Saint-Pair-sur-Mer en Normandie. L’écrivaine y mêle enquête familiale, archives et imagination pour donner vie à une femme traversant trois guerres et les bouleversements du XXe siècle.

Prix des Deux Magots 2018

“Les Vacances”, publié en 2017, lui vaut le prix des Deux Magots en 2018. Ce roman explore la maison normande familiale à travers un dispositif narratif inspiré des escape games. Elle poursuit avec “Et toujours en été” (2019), “La Route des Estuaires” (2021) et “Chimère” (2026), un roman choral où cinq femmes enquêtent sur la mort d’un collectionneur d’art.

Cofondatrice d’Aware

En 2014, Julie Wolkenstein fait partie avec l’historienne de l’art Camille Morineau du groupe de femmes qui fonde Aware (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions). Cette association a pour objectif de réhabiliter les artistes femmes dans l’histoire de l’art, luttant contre l’invisibilisation dont elles ont été victimes.

Cet engagement féministe prolonge les thématiques de son œuvre littéraire, qui accorde une place centrale aux figures féminines : arrière-grand-mère, tante, héroïnes de romans du XIXe siècle revisitées.

Saint-Pair-sur-Mer, son refuge normand

Depuis son enfance, Julie Wolkenstein passe ses vacances à Saint-Pair-sur-Mer, dans la Manche. Elle vit aujourd’hui dans la propriété familiale acquise en 1973 par son père. Cette maison familiale est au cœur de son imaginaire romanesque. La côte normande, avec ses estuaires et ses lumières, irrigue toute son œuvre.

Une écriture de la mémoire et du point de vue

L’œuvre de Julie Wolkenstein se caractérise par une attention particulière à la mémoire familiale et à la pluralité des points de vue. Ses romans mêlent enquête intime, archives réelles et imagination romanesque, interrogeant les limites entre vérité et fiction.

By Sophie Martineau

15 ans d'expérience dans le journalisme cinématographique. Ancienne critique pour Première Magazine et correspondante Festival de Cannes. Diplômée de l'École Supérieure de Journalisme de Paris. Spécialiste des interviews exclusives avec les stars internationales et françaises.

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